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Il manque une Coupe d'Europe sur cette photo, déjà...
Il manque une Coupe d'Europe sur cette photo, déjà... — SIPA
  • L’épopée en Ligue Europa des Marseillais se conclut sur une bonne raclée, face au sacré client qu’est l’Atlético de Madrid (3-0).
  • La défaite est logique, prévisible, tout ce que vous voulez… On en analyse les ressorts.

Au Parc OL,

Après les dix commandements, les 12 manquements. Et douze heures après le coup de sifflet qui a mis fin à la jolie aventure européenne de l’OM, 20 Minutes liste tout ce qui a pêché, ce mercredi, face à l’Atlético de Madrid. Les Madrilènes de Griezmann ont dégommé les Marseillais (3-0), en finale de Ligue Europa. Et disons la vérité, tout chauvinisme mis de côté : ce n’était pas immérité.

  • Un grand attaquant

On vous voit venir, la team verre à moitié plein, cet OM n’a plus dans son effectif les mythiques Christian Gimenez et Andres Mendoza. Mais constater qu’un duel en or massif (dès la 4e minute de jeu) de Valère Germain finit mystérieusement à cinq mètres des buts de Jan Oblak, c’est juste pas possible. L’ancien Monégasque n’a pas existé contre l’Atlético, comme à Salzbourg en demies d’ailleurs.

Pour le reste, trois mois après le loupé gaguesque de Kostas Mitroglou à Saint-Etienne, Clinton Njie a fait très très fort mercredi au Parc OL. 87e minute, remise parfaite de la tête de Morgan Sanson et l’ancien Lyonnais s’emmêle totalement les pieds dans sa reprise de l’extérieur, tel un véritable bug de jeu vidéo. En face, l’Atlético soulève la Ligue Europa avec Griezmann et Diego Costa… et Torres et Gameiro sur le banc ! Voilà voilà…

  • De l’expérience

27 ans : c’est la moyenne d’âge du 11 de Rudi Garcia, ce mercredi. Deux : comme le nombre de vainqueurs de Coupe d’Europe sur la pelouse. Adil Rami avec la C3 (avec Séville), Luiz Gustavo avec la C1 (avec le Bayern Munich). Et Rolando sur le banc : il a lui aussi remporté la Ligue Europa avec Porto.

« Nous avons beaucoup de joueurs qui ont découvert la Coupe d’Europe cette saison », pointait Rudi Garcia avant le coup d’envoi. En se frottant aux très expérimentés Godin, Costa, Griezmann ou Koke, « on a vu ce que c’était, le haut niveau », se désolait Maxime Lopez.

  • Une posture moins soumise

?OK, au vu des vingt premières minutes, le constat peut paraître très sévère. Les Marseillais avaient le ballon et un vrai allant offensif. Mais une fois passé le coup de Grizou (21e), on a eu la sensation de vivre la désillusion attendue (avec des faux airs de Parme 1999 et Valence 2004), ni plus ni moins. Une forme de soumission psychologique incarnée par le match hyper tranquille de Jan Oblak (une seule frappe cadrée), l’absence de révolte en deuxième période, ou encore l’attentisme criant d’un Jordan Amavi sur le deuxième but de Griezmann (49e).

Et il y a surtout cette décla de Rudi Garcia en conf qui nous a clairement suggéré ce point :

La meilleure équipe a gagné, c’est celle qui a le plus d’expérience. Elle est rompue à ce genre de matchs. Elle joue régulièrement la Ligue des champions et elle est deuxième de la Liga. Il n’y a donc pas à rougir de cette défaite. On n’a juste pas su bousculer la hiérarchie. »

Pas sûr que cette analyse fataliste aide à le faire lors d’un prochain sommet de cette envergure.

  • De l’énergie pour des joueurs rincés après six (!) matchs

L’entraîneur marseillais se rengorgeait, en conf' d’avant-match : ces joueurs sont si bien préparés « qu’ils seraient capables d’enchaîner avec une nouvelle saison de 61 matchs. » L’OM en a déjà disputé 61 cette saison, et les organismes souffrent. Quatre joueurs étaient incertains, ce mercredi : Rolando (tendon d’Achille), Mitroglou (ischio-jambiers), Payet (cuisse) et Sarr (épaule).

  • De la profondeur de banc, donc

Tout cela ne serait pas très grave si l’OM avait des remplaçants de grand standing. Sauf que l’effectif est en tension à de nombreux postes. Il n’y a qu’une vraie sentinelle dans le groupe, Luiz Gustavo. En raison de la blessure de Rolando, il a été replacé en défense centrale, ce mercredi encore. Sans lui, Zambo Anguissa est bien seul au milieu de terrain… Et il fait des boulettes : en l’occurrence, un contrôle totalement raté, à l’origine du premier but de Griezmann.

  • Un coaching gagnant de Rudi Garcia

Il avait fait un carton plein face à Salzbourg, au Vélodrome. Lopez-Sanson efficaces au milieu, Njie buteur trois minutes après être entré en jeu, à la 60e. Et Anguissa, lui aussi entré à la 52e, auteur d’une grosse performance au milieu. Ce mercredi soir, tout cela a beaucoup moins fonctionné.

On n’a pas trop compris la sortie d’Ocampos, à la 55e, alors que l’Argentin était un des meilleurs sur le terrain. Et Njie, son remplaçant, n’était pas dans un grand soir (euphémisme). La titularisation de Germain pose question aussi. Officiellement, c’est parce que Mitroglou n’était pas à 100 %… Mais il a plus montré en dix minutes (une tête sur le poteau) que Germain en trois quarts d’heure.

  • Un Florian Thauvin qui serait un peu moins Casper

On ne l’a pas vu, tout simplement. Ah si, en relais de Dimitri Payet sur cette fameuse action mille fois ressassée, conclue par un drop de Valère Germain. Florian Thauvin a été fidèle à sa maudite réputation, d’homme transparent dans les grands matchs. Il n’a jamais fait la différence. Ses stats n’ont rien d’honteuses (80 % de passes réussies, même s’il manque cinq contrôles et se fait déposséder de quatre ballons, à chaque fois, les plus hauts totaux parmi les titulaires). Pas honteux… On attendait évidemment plus du Marseillais le plus décisif de la saison (26 buts, 18 passes).

  • Un sauveur Rolando qui rentre et qui claque le but de la gagne

OK, Rolando faisait partie de la longue liste des joueurs diminués mercredi. Mais perdu pour perdu en deuxième mi-temps, Rudi Garcia aurait quand même fait plaisir à tout le monde en relançant le héros de Salzbourg. Littéralement habité après son but (en or) lors de la demie retour, le défenseur portugais incarne peut-être le mieux la part de mystique de cet OM dans ce parcours inattendu en Ligue Europa. Et après tout, n’avait-il pas plus de chances de relancer les siens que Clinton Njie ?

  • Un Jordan Amavi à son niveau du début de saison

A Leipzig, il avait fait une jolie autocritique en interview, s’attribuant « un zéro pointé. » On n’a pas osé lui demander sa note, ce mercredi. On ne lui aurait pas mis beaucoup plus. Multipliant les erreurs techniques, bazardant plusieurs ballons en touche, il est mal placé sur le deuxième but de Griezmann. L’attaquant de l’Athlético de Madrid l’a déposé avec une facilité enfantine.

  • Une ambiance plus bouillante (ou en tout cas plus optimiste)

Les Marseillais ont beaucoup répété que cette finale au Parc OL était « à domicile. » Pas vraiment, finalement. Le spectacle des groupes de supporters était bien moins rodé qu’en terrain connu, au Vélodrome ou dans un parcage classique. On a parfois eu l’impression que les Marseillais se résignaient : très chauds avant le coup d’envoi et en début de rencontre, on les a ensuite beaucoup moins entendus… Avant un « réveil » en toute fin de match.

  • Un soupçon de chance

Bien smashée, la tête de Mitroglou, à la 81e, frappe le poteau d’Oblak… Et surfe avec la ligne. Un poteau pas loin d’être rentrant, et donc d’autant plus frustrant.

  • Un attaquant, bon sang !

On ne veut ni se répéter, ni tirer sur l’ambulance. Mais bon sang, cet extérieur du pied de Clinton Njie directement en touche… On en fera des cauchemars pendant plusieurs mois.

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Source de l'article : https://www.20minutes.fr/sport/football/2272595-20180517-om-atletico-grand-attaquant-12-choses-cruellement-manque-om
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